Découragement

Publié le par Manuel

    Hé oui, de temps en temps je pique une crise de découragement. D'abord pour les divisions qu'il y a entre les IDE's (voir un de mes articles précédents). On dirait que chacun veut garder son propre point de vue de façon irreductible; rester coincé en la critique impitoyable et destructive, sans se rendre compte que l'enjeu que nous avons entre les mains est plus bien grand.

    Une autre raison de mes "crises" est la méconnaissance qu'on trouve autour de l'ONI, et de la situation générale de la profession. On ne regarde que le propre service, le propre établissement, le propre planning... Ben, oui, j'exagére là un peu, mais il y a bien un fond de vérité.

    En tout cas, il n'est pas facile de regarder au-delà de notre nez quand on voit la charge de travail: je prends mon service à 20h30, et je ne fais que faire de mon mieux mon travail, en attendant que l'équipe de jour arrive vite, pour rentrer chez moi et dormir. Bien, je trouve ici une autre cause pour me décourager aussi: le décalage entre les grands discours et la réalité quotidienne. Comment intéreser les collègues quand on arrête pas de courir les couloirs des services?

    C'est pour ça que je ne veux pas du tout quitter ce quotidien des soins: je refuse de perdre le contact avec. Je voudrais éviter ce décalage. Est-il possible? Oui, je veux croire que oui, et j'en suis convaincu.

    Heureusement les crises de découragement passent; les causes restent, oui, mais elles sont autant de raisons qui me font vouloir bouger parce que notre profession vaut bien la peine.
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Publié dans Quelques convictions

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