Priorités

Publié le par Manuel

    Ouf! Il y a trop de choses à faire, et je ne saurais pas par où commencer. Hier j'ai parlé de certaines priorités (communication, information) mais qui rélèvent plutôt du fonctionnement de l'ONI vis à vis des collègues. Plus que priorité il aura fallu parler d'attitudes basiques. En tout cas, j'y tiens.

    Il y a les grands chantiers; je signalerai, par exemple, la formation initiale et continue, dans le cadre du systeme LMD. Il faudrait -c'est mon avis- unifier un peu les programmes des IFSI et transformer ceux-ci en véritables écoles à niveau universitaire, même si le LMD n'est pas mis en place tout de suite.

    Un autre sujet, très lié à la formation, est le transfert de compétences. Depuis toujours je suis convaincu que nous pouvons élargir nos compétences; mais, pour cela, il faut avoir une formation qui va avec. Pour ce transfert, je réfuse net prendre les miettes que messieurs les docteurs ont a bien nous laisser parce que ça les lasse. Non, ce n'est pas ça. C'est question de vérifier la réalité, notre formation, nos responsabilités, et aligner le tout. Exemple: je suis capacité à suspecter une infection urinaire chez un patient, je peux même faire une bandelette urinaire, mais, pourquoi je ne peux pas faire et demander une ECBU? Je ne diagnostique pas, je ne fais pas un diagnostique médical, je pousse jusqu'au bout ma mission de prise en charge.

    (Il y a une contradiction qui me chagrine: je peux acheter une boîte de paracétamol sans ordonnance. Par contre, je ne peux pas en donner à un patient hospitalisé sans prescription médicale.)

    Formation, transfert de compétences... Il y en a plus encore, mais c'est suffisant ces deux pour aujourd'hui.
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Publié dans Quelques convictions

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C
Un des gros problème de cette profession. Son incapacité à formaliser ses pratiques, à expliquer et décrire son travail sur rôle propre. <br /> Avant de se répendre dans diverses choses que l'on n'a pas, peut être faut il déjà s'attaquer à cela? Sinon on tombe dans des actes qui contredisent notre discours: ne pas vouloir être des sous médecins (mais on veut déjà s'attaquer aux transferts de compétence), ne pas être utile au gouvernement (mais aller dans la logique économique en ciblant ce transfgert de compétence comme une priorité). La reconnaissance, ce n'est pas avec un diagnostic infirmier, un caducée sur sa voiture, un ordre et toutes ces choses qui nous font singer le médical que nous l'auront. Ou alors c'est reproduire un shéma qui nous fait tourner autour du médical, dans ce cas inutile de s'étonner du terme paramédical.<br /> <br /> Le travail de formalisation des pratiques a déjà été entamé par une partie de la profession depuis 2-3 ans, travail venant de la base et fait aux 4 coins de la France; Etrangement, cette partie de la profession (les infirmiers de psychiatrie) est celle ou il y a le plus d'opposants à l'ordre. Ne peut on pas faire un lien?
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